Le point Hortefeux

Le point Hortefeux tire son nom du célèbre diplomate Brice Hortefeux qui s’est largement fait connaître sous le règne de Nicolas Premier par ses profondes réflexions humanistes.

Monsieur Hortefeux étant encore vivant au moment où j’écris cette notice il est donc un peu prématuré de demander le rapatriement de ses cendre au Panthéon. Toutefois nous pouvons rendre hommage à ce grand penseur en s’efforçant autant que possible de reproduire ses pointes d’esprit et ses bons mots sur l’Auvergne et les auvergnats.

Pour se faire mon aimable collègue et moi même nous nous livrons à un duel sans relâche pour savoir lequel de nous deux pourra le mieux rendre hommage à ce grand penseur.
Nous tenons la comptabilité exacte de nos points par jour avec les ralentis de nos dérapages verbaux.  Je n’ose la rendre publique ici, sous peine de faire quelques jaloux chez certains individu au crâne rasé et aux idées rases.

Il va sans dire que tout ce qui précède est à prendre au second degré …

Comme un profond abattement (la suite).

On n’est plus lundi et pour autant mon moral ne s’est pas beaucoup amélioré avec le passage des heures puis des jours. La principale raison incombe aux causes de mon abattement qui n’ont pas bougé d’un pouce depuis le début de la semaine. Le contraire m’eut étonné car je me suis résigné de longue date à voir les choses évoluer.

Mon abattement qui doit être contagieux, car mon aimable et estimé vis à vis de bureau, que je salue au passage, semble lui aussi souffrir des mêmes symptômes. Comment expliquer sinon que l’on puisse se retrouver à rechercher des DS à vendre sur un site de petites annonces ou à se passionner pour la saison culturelle d’un patelin que je ne saurais placer sur une carte. Je dis tout cela sans vouloir outrager les amateurs de voitures de collection ni les habitants des coins perdu. Pour être franc j’appartiens au deux catégories citées et je vous l’écrit sans honte.
L’ennui provoque d’étranges désagréments. Le cerveau est comme un moulin, si on ne lui donne pas son grain à moudre il finira par aller de travers. Faute de grain, je broie machinalement du noir.

Pourtant les choses pourraient et devrait en être autrement.

Mon sur-chef, celui que je nommerais par commodité le grand vizir afin de protéger son anonymat et ma place temporaire dans le monde du travail, est venu me rendre visite. Enfin pas exactement me rendre visite à moi, pauvre traîne savate de sous fifre que je suis, plutôt à mon supérieur qui se trouvait ailleurs au moment de son passage. Il a jugé importun de me tenir le crachoir, je ne saurais vous dire si c’est à cause d’un soucis de politesse ou simplement pour m’empêcher de profiter sainement de ma pause repas. Peut-être un peu des deux à part égale.

Il faut croire que à un certain point la déprime crève les yeux, peut-être est ce les piles de boites de prozac qui l’ont mis sur la voie, allez savoir. Tout est il que mon vizir personnel à voulu faire de son mieux en me rassurant. Pardons en essayant de me rassurer, ce qui n’est pas exactement la même chose. Quand un requin m’adresse son plus beau sourire : je ne peux m’empêcher de me sentir étrangement mal à l’aise.

Des projets arrivent !
Oui sœur Anne, j’en vois un qui se fraie un chemin dans les tuyaux pour arriver jusqu’à vous. Vous ne rêvez pas mes braves : voici un nouveau client, tout frais sorti de ma prospection personnelle et rien que pour vous mes bons gueux.

Si on fait abstraction de la forme qui n’est pas forcément des plus flatteuse, le fond est celui de la bonne nouvelle, hossana au plus haut des cieux, que Dieu me tripote, merci mon Dieu.
Et pourtant je suis encore autant abattu qu’au préalable. Je me sens dans l’étrange position du mendiant qui recompte son obole et qui constate avec effroi qu’il ne lui manque qu’un sous pour acheter sa miche de pain journalière. Je me sens dans l’étrange position du cuisinier qui voit son soufflé s’effondrer devant ses convives.

Car le client, ce fameux client si cher au grand vizir à malheureusement déjà tout ce que nous serions en mesure de lui apporter. C’est un peu comme si une ordre de sans le sous venait d’entrer dans notre magasin, devrions nous nous réjouir ? Rien n’est moins sur. Je ne verse pas dans la ségrégation anti-pauvres, je vous rassure de suite, j’essaie simplement de vous mettre en situation.

Certes je m’y prends maladroitement et vous n’avez certainement pas tout compris à mon message mais bon au moins j’aurais essayé. De toute façon je savais que ma démarche était perdue d’avance et je ne saurais même pas dire ce qui m’a poussé à écrire mon texte jusqu’au bout.

Comme un profond abattement.

Aujourd’hui c’est lundi, le calendrier à ma droite est formel et il n’en démordra de la journée.

Aujourd’hui c’est lundi, c’est le début de la semaine et mécaniquement la fin du week-end. J’ai du rester au lit un peu trop longtemps dimanche matin mais je n’ai rien vu passer. C’est toujours pareil, ces deux jours passent si vite que le dimanche soir on arriverait presque à douter de leur existence.

Aujourd’hui c’est lundi et c’est comme si une chape de plomb m’était tombée sur les épaules. Je suis tellement courbé sous ce fardeau que mon front en viendrais presque à balayer le sol à chacun de mes pas. Mes paupières sont lourdes comme deux ânes morts, mes gestes sont gourds et lents, c’est à peine si mes doigts ont la force suffisante pour enfoncer les touches du clavier.
Le travail continue à s’accumuler comme les piles d’assiettes sur le poste de plonge. Je regarde d’un œil a demi ouvert seulement sur les dossiers urgents qui s’empilent et grandissent en silence. Il ne manque que peu de chose pour que ses colonnades éclipsent bientôt mon soleil ou qu’elles s’écroulent et m’ensevelissent au passage.
Ci-git le kiwi bourré, mort un lundi des suites d’un éboulement de dossiers en retard dans la droite ligne d’un personnage de Franquin.

La semaine vient à peine de commencer et c’est comme si j’avais épuisé toute mes forces et mon potentiel pour les cinq jours à venir. Je me demande non pas de savoir si je vais réussir à m’extirper du lit demain matin mais plus présentement à ne pas m’endormir au volant sur le chemin du retour. Je vais sans doute avoir besoin d’un trans-palette pour me sortir du paddock.

Comment peut-on raisonnablement en arriver à ce niveau de démotivation ?
La réponse tient plus dans une accumulation de causes diverses que dans une seule et même raison factuelle. Je pense que je vais revenir plus longuement sur un facteur déterminant de la gestion d’équipe et in extenso de la bonne tenue d’une entreprise la motivation des troupes.

Dès que le courage me revient je m’y attelle, promis. En attentant puisse le ciel vous tenir en joie.

Un article un peu plus compliqué

Je vais me risquer dans un article un peu plus compliqué et sans doute un peu plus long que les autres de ce blog. Je vais essayer de faire de mon mieux pour ne pas m’égarer dans des digression sans fin, pour ne pas verser dans la private joke outrancière, et pour rester les plus construit possible.

Je suis actuellement passé du conflit larvé au conflit ouvert avec mon chef. Pour vous resituer les choses dans leur contexte : je suis un des deux développeurs de la boite et autant à regret que par nécessité le référant par excellence de toutes les questions techniques. J’apprécierais grandement la confiance que certains mettent en moi mais seulement il faut savoir reconnaître les limites de mon domaine d’expertise.

Certaines personnes conçoivent encore l’informatique comme un seul métier et pas comme un vaste ensemble de compétences distinctes. Cela peut semble obscur pour un néophyte mais le terme informaticien ne renvoie à rien.
C’est quoi au juste un informaticien : un type qui dépanne les PC, qui fait de la maintenance réseau, qui fait du code, ou bien encore celui qui fait les jolis dessins sous photoshop ? Non bien sur que non. Un informaticien c’est un type qui maîtrise parfaitement tout les sujets énoncé précédemment.

Vous en connaissez, vous ?

Vous allez me dire que votre cousin, conjoint, fils ou voisin sait à peu prêt tout faire avec son bel ordinateur tout neuf.

Justement, et c’est précisément là que je vous arrête : « à peu prêt ». La différence entre avoir des notions dans un domaine et le maîtriser parfaitement prends tout son sens dans le monde de l’entreprise. Quand vous allez chez le médecin et que ce dernier vous renvois à un spécialiste vous ne protestez pas. Pourtant votre médecin généraliste comme son nom l’indique à des notions dans le domaine de votre maladie, il a même des notions d’anatomie : mais est ce pour autant que vous souhaiteriez qu’il vous opère à cœur ouvert. Non, bien sur que non vous allez réclamer un expert, un spécialiste, docteur es en la matière et rien de moins.

C’est précisément la même chose en informatique, il existe de nombreuses spécialités, chacune à son domaine précis d’application. Pour ne citer que mon exemple, je suis simple développeur (je ne pousserais pas jusqu’à me donner le titre ronflant d’architecte logiciel). Le fonctionnement d’une architecture réseau ne m’aie pas complètement étranger mais je n’irais pas jusqu’à me risquer à trifouiller dans un réseau d’entreprise. Mes compétences, comme ma patience, ont leurs limites.
Alors parfois il m’arrive de prononcer une phrase qui ne manque jamais de faire bondir mon supérieur direct. Je vous la livre sans plus attendre : « je n’en sais rien ». Aussi surprenant que cela puisse paraître pour mon n+1 l’étendue de mes connaissances est loin d’être infinie et il m’arrive de faire preuve d’un peu d’humilité en reconnaissant mes limites.

Sauf que …

Sauf que voilà cette maudite phrase n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. En tant que développeur je dois avoir un avis sur tout et un avis éclairé de surcroît. Il n’en faudrait pas beaucoup plus pour que l’on me demande de marcher sur l’eau et de multiplier les pains.
Je ne suis qu’un simple mortel et c’est sans doute mon tord.

Les avis tout le monde ou presque en a, c’est merveilleux ou presque. La seule différence c’est que mes avis techniques peuvent être disséqués, examinés et passés au crible. Il ne s’agit pas d’un simple constatation innocente et sans conséquence comme dire que cette robe vous boudine ou pas. Ses avis vont sans doute déboucher sur des décisions qui mettront en jeux des sommes rondelettes et parfois même des emplois. La différence est de taille : surtout si c’est votre emploi qui est dans la balance. Je ne suis pas du nombre de ceux qui jouent sans vergogne avec l’avenir des autres, c’est sans doute un tord de plus à rajouter à la longue liste.

J’ose espérer que vous partager un peu mon avis. Que le ciel vous tienne en joie.

Citoyen indigne

Cher lecteur,
je ne suis pas allé voter hier. Je sais que ce n’est pas bien et qu’on va encore me reprocher de faire monter les extrémistes en préférant profiter du soleil plutôt que d’aller poireauter dans une salle de votes. Et moi qui était encore persuadé, il y a peu que c’était les sympathisants et non les abstentionnistes qui apportaient leurs voix aux fascistes rouges et bruns. Heureusement que les braves gens à la télévision m’ont sorti de mon infernal acharnement à rester dans l’erreur.

Hier, il faisait beau et je ne suis pas aller voter pour le maire re re re re sortant (c’est son cinquième mandat d’affilé), j’avais autre chose à faire. Les canards du parc comptaient sur moi et je ne pouvaient pas les décevoir : eux. Je suis sur qu’a bien des égards ses charmants palmipèdes ont fait plus pour ma bonne humeur et mon bien être que nombre de mes sois-disant représentants élus.

A ceux qui préfèrent le cirque politique au joies simples d’un dimanche ensoleillé, je leur dédie ma plus belle sieste dominicale et le sourire grinçant que je réserve aux imbéciles appliqués.

Je vous laisse le soin de tirer vous même les conclusions qui s’imposent, que le ciel vous tienne en joie.

Collier élisabéthain pour adulte

Au détour d’une de mes pérégrinations inutiles sur la grande toile : je suis tombé sur une idée tout à fait géniale, et je m’en veux d’ailleurs de ne pas l’avoir eu moi même. L’idée que je vous livre sans plus tarder : c’est un collier élisabéthain pour adulte. Ceux qui n’ont jamais eu de compagnon à quatre pattes canins (je respecte les éventuels lecteurs qui se livreraient au dog training) ignore sans doute ce qu’est un collier élisabéthain. Aussi me remercieront-ils sans doute d’avoir pensé à eux et d’avoir joint une illustration pour les éclairer.

A quoi pourrait donc servir un tel dispositif vétérinaire sur un être humain. Par bien des côtés l’homo sapiens sapiens s’apparente au canidé, je connais des chefs de projet qui sont malheureux s’ils n’ont pas un os à ronger.
Ce dispositif permet à celui qui le porte de se désintoxiquer progressivement de l’addiction aux réseaux sociaux via son téléphone portable. En effet il ne lui ai plus possible de baisser la tête pour appercevoir les notifications Facebook, Twitter et consort en attente, sauf bien sur au moyen d’une contorsion peu naturelle. Le dispositif agit aussi en empechant son possesseur de se coller le bidule (comprenez téléphone) dans l’oreille ou sur l’oreille. Tout dépend de la taille comparée de l’engin et des oreilles.

Dépourvu de son lien avec les réseaux associaux le sujet n’a d’autre choix que d’ouvrir les yeux et de s’ouvrir à son environnement immédiat. Au bout de quelques jours, les volontaires re apprennent la communication verbale et directe. Ils se taillent le bout de gras comme on dit dans notre jargon scientifique.

Je tiens tout particulièrement à rendre hommage au inventeur de cet ingénieux dispositif.

Que le ciel vous tienne en joie.

Peluche …

Mon auguste fiston collectionne les peluches. C’est de son age : il a tout juste trois ans et je reconnais que c’est une passion innocente. Il collectionne aussi les sous bocks qu’il prend dans les bars, il en possède une étonnante collection, même si je ne l’encourage pas beaucoup à en faire part à sa maitresse de peur de me faire convoquer.

Mon fils collectionne les peluches, c’est pas si mal que ça. Heureusement qu’il ne les colle pas toutes dans son lit sinon il ne lui resterait plus beaucoup de place pour dormir. Sauf s’il se décide à dormir par terre mais par bonheur nous n’en sommes pas encore là.

Je me suis dit qu’une nouvelle peluche pourrait lui faire plaisir. L’avantage avec les collectionneurs c’est qu’ils n’en n’ont jamais assez, je ne risque donc pas grand chose à lui ajouter une nouvelle recrue à son armée de chiffons.
Après quelques recherches, google n’est pas toujours mon ami, je suis tombé sur cette pièce relativement originale.

La bestiole en question

Je vous dirais si la bestiole lui a plu ou pas, une fois que ma charmante épouse Dame Kiwi m’aurait donné son feu vert.

Que le ciel vous tienne en joie.